Impact Carbone

Il nous faut changer nos référentiels et les intégrer dans nos scénarios économiques et financiers

06 janvier 2020

Le Transition Pathway Initiative peut-être un moyen de donner de nouveaux repères. Laurent Jacquier-Laforge, Global Head of Sustainable Investing recevait Nadine Viel Lamare, Directeur du Transition Pathway Initiative Pour plus d’informations sur nos engagements, rendez-vous sur www.la-francaise.com

Laurent Jacquier-Laforge :

« Bonjour Nadine Viel Lamare, je rappelle que vous êtes director Transition Pathway Initiative, initiative qui vise à soutenir une démarche de transition vers une économie bas carbone, vous êtes plus particulièrement en charge du développement de cette initiative. Nous vous recevons aujourd’hui dans le cadre de notre club appelé  « club zero carbone », terme ambitieux, ce club né il y a bientôt 5 ans peu avant la COP21 et au moment ou nous avons lancé notre première Initiative  qui s’appelle Carbone Impact, a pour objectif de réunir les institutionnels de premier rang qui comme nous sont convaincus que le monde change,

Le monde change non seulement par le changement climatique mais aussi à cause de tout ces effets qu’is s’agisse des questions alimentaires, des questions de réchauffement et des risques migratoires, et donc de questions véritablement politiques et eux comme nous on bien compris que nous ne produirons plus et que nous ne consommerons plus comme avant et donc très logiquement nous ne pourrons plus gérer l’épargne qui nous est confiée comme avant. Donc face à ce monde qui change évidemment, il nous faut changer notre  référentiel après des années de mondialisation de taux bas puisqu’ils sont aujourd’hui à zéro, de consommation des ressources de la planète au-delà de l’équilibre de cette même planète, il nous faut changer nos référentiels les intégrer dans nos scénarios économiques et financiers et pour cela le Transition Pathway Initiative peut-être un moyen de changer ce référentiel et nous donner de nouveaux repères. Voilà pourquoi aujourd’hui pour mieux intégrer l’apport du Transition Pathway Initiative j’aimerais vous  poser trois questions, la première étant évidemment

  • qu’est ce que le Transition Pathway Initiative et qu’est-ce qui caractérise sa méthodologie d’analyse ? »

Nadine Viel Lamare :

« La Transition Pathway Initiative est une initiative fondée par des investisseurs institutionnels à la base britannique mais maintenant globale pour permettre l’analyse  de portefeuille et d’investissement pour voir comment les sociétés sont placées pour la transition vers une société bas carbone parce qu’il c’est avéré après l’accord de Paris que les investisseurs qui essayaient de faire cet exercice manquaient de données pour faire cette analyse, donc les fondateurs de la Transition Pathway Initiative, ont approché la London school économique c’est les chercheurs climatiques à LSI, en leurs demandant de les aider à développer une méthodologie qui soit facile à comprendre et qui nous aidera à faire cette analyse, et non seulement nous même, mais aussi ditribuer à tous les investisseurs sur le marché pour qu’ils puissent faire la même analyse.

Laurent Jacquier-Laforge :

  • Comment les investisseurs arrivent à intégrer cette information selon vos connaissances qu’est-ce qui en font véritablement ?

Nadine Viel Lamare :

Tout d’abord j’ai oublié de répondre à votre question disant quelle analyse nous effectuons, cette dernière est effectuée en deux parties, la première étant l’analyse de la gestion carbone  donc la direction de ce sujet à l’intérieur de l’entreprise, les targets mises etc, mais vraiment la gestion et il y a l’autre partie, étant la performance carbone par rapport aux objectifs fixés par l’entreprise et où elle se trouve actuellement, si la société est en route vers une trajectoire vers 2° ou pas du tout, ou encore mieux, les deux parties de l’analyse sont nécessaires pour une bonne analyse parce qu’il y a des sociétés très bonne en gestion carbone ça ne veut pas dire qu’elles ont les bons objectifs pour en arriver à une trajectoire de 2°, et puis aussi l’inverse eut aussi s’avérer aussi, il y a des sociétés qui sont très mauvaises en reporting mais par contre qui dans leurs productions sont en performance carbone. Donc avec ces données l’utilisation et tout à fait ouverte, les invetisseurs peuvent l’utiliser comme bon  leur semble, un endroit ou on sait beaucoup utiliser c’est l’engagement avec les sociétés pour les faires bouger, nous sommes un des fournisseurs de données le claim action one undred, donc on a plus de 400 investisseurs qui l’utilisent pour l’engagement et faire bouger ces sociétés dans le bon sens, mais aussi beaucoup d’investisseurs l’utilisent aussi bien  pour des décisions d’investissements, d’exclusions de vote pour créer un indice, enfin la gestion d’une manière générale et puis pour comprendre comment le portefeuille et aligné par rapport à des trajectoires par exemple de 2°.

Laurent Jacquier-Laforge :

Je rappelle à cette occasion que La Française est également membre de cette coalition si on peut l’appeler comme ça qui s’appelle le climat action one undred, et j’aimerais vous poser une question  d’un ordre un peu plus technique. Quels sont les principaux secteurs que vous suivez, ceux qui éventuellement manquent au suivi actuel et j’allais dire le mauvais élève évident au sein de ces secteurs ?

Nadine Viel Lamare :

Pour l’instant nous couvrons 14 secteurs tous intensif en charbon soit dans la production soit dans l’utilsation de leurs produits, donc tout ce qui est énergie, pétrole, gaz, génération électrique et puis extraction du charbon
ensuite nous avons les transports bien entendu automobile, aviation, ce que nous faisons déjà, la semaine prochaine nous lançons aussi les transports maritimes, donc ce sera aussi couvert et ensuite le dernier groupe ce sont
des industries lourdes dans leurs productions en carbone, donc acier, ciment, papier et on rajoutera le secteur chimique, des secteurs qui manquent il y en a évidemment, nos ambitions sont d’élargir le nombres de secteurs  que nous couvrons un secteur auquel on pense tout de suite c’est le secteur agricole ou food qui est aussi très intensif donc c’est un secteur qu’on voudrait rajouter mais il y en a encore deux trois en plus de cela qui devait être couverts mais cela demande un développement de méthodologie aussi qui est spécifique et difficile, alors les bons les mauvais élèves, les bons élèves c’est la génération d’électricité, electric utilities, c’est vraiment des bons élèves, il y a de très bons exemple, mais c’est peut-être aussi un secteur qu’il est facile de transitioner par rapport à d’autres secteurs comme par le secteur pétrolier ou l’exploitation du charbon, qui sont des exemples de mauvais élèves surtout le charbon ou même le reporting est très très mauvais, pour que nous puissions faire de l’analyse, mais dans ce secteur surtout le secteur pétrolier il y a de bons exemples qui commencent à bouger et qui commencent à transitioner, en montrant le bon exemple et que c’est possible dans des secteurs très dificiles.

Laurent Jacquier-Laforge :

Merci beaucoup Nadine Viel Lamare pour toute ces précisions, à bientôt.

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