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C’est un des sujets qui agite les milieux financiers, et ce n’est probablement que le début.

23 décembre 2019

Alors que le bulletin de la Banque de France (BdF) de septembre-octobre avait pour thème « changement climatique : quels risques pour le secteur financier » ce même mois de septembre a vu Finance for Tomorrow (F4T) publier un rapport « le risque climatique en finance, concepts, méthodes et outils d’analyse » visant à fournir des clés de compréhension pour tous les acteurs, et ils devraient être nombreux, concernés par la gestion du risque climatique en finance.
Sans compter bien évidemment deux autres rapports commis à l’été par le GIEC sur les liens entre changement climatique et agriculture d’un côté et océans et cryosphère de l’autre, ni les multiples annonces et engagements depuis le G7 de Biarritz jusqu’à la semaine pour le climat à New-York en passant par la nouvelle Présidente de la Commission Européenne et le Green Deal.

Les risques climatiques sont désormais bien identifiés et de trois formes : risque physique, risque de transition et risque de responsabilité. Les outils d’analyse de ces risques sont quant à eux essentiellement de deux ordres :

  • Un outil de mesure des émissions de CO2 : l’empreinte carbone.
  • Et des outils d’évaluation des risques : la part verte/part grise, les indicateurs d’impacts financiers, les indicateurs d’alignement à une trajectoire 2° ou encore les scores d’exposition au risque.

A ce jour, alors que le risque de transition est de mieux en mieux compris, le risque de responsabilité représente encore un angle mort des risques climatiques tandis que le risque physique n’est souvent pas perçu comme une menace potentielle.

Mais l’élément clé de la finance climatique réside dans l’appropriation des métriques et des analyses en interne. Il est essentiel que le risque climat soit géré comme un risque financier classique et que l’expertise soit internalisée pour pouvoir comprendre et analyser les chiffres, affiner les méthodologies. Le risque climat doit donc prendre toute sa place au sein des organes de gouvernance, au sein de la gestion des risques classique et bien sûr dans la mise en place des stratégies d’entreprises. Le temps n’est plus à l’exercice de communication ni au traitement de ce risque par des experts isolés en dehors des systèmes d’information des acteurs financiers. La finance climat doit être au cœur de notre métier.

Pour lire le bulletin de la banque de France

Pour lire le rapport de F4T

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