Impact Carbone

Par Gaël Binot et Hervé Chatot, respectivement Gérant Taux Marchés Emergents et Gérant Cross Asset, La Française AM

22 octobre 2021

Six ans après la COP21 à Paris, la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique, la COP26, se tiendra à Glasgow le mois prochain, sur fonds de crise énergétique et de multiplication des évènements climatiques extrêmes aux conséquences toujours plus dévastatrices. La thématique climatique est aujourd’hui coeur de l’agenda politique et devient également une priorité pour les investisseurs.

Le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) publié en août pointe la nécessité absolue de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030, les mesures étant insuffisantes à ce jour.

Les enjeux sont donc relativement forts. Cette COP 26 s’annonce très certainement comme la plus importante depuis ses débuts. Les actions prises ou non prises seront en effet déterminantes pour se laisser une chance de limiter le réchauffement climatique à 1.5°C et d’éviter une catastrophe climatique majeure.

Rares sont les pays qui ont respecté leurs promesses et les objectifs de l’Accord de Paris en 2015. Les politiques actuellement en place conduisent à un réchauffement climatique proche de 3°C. Même si un nombre important de pays s’est fixé un objectif de zéro émission nette de GES en 2050, les progrès restent très insuffisants.

Dans ce contexte, peut-on s’attendre à des avancées significatives ? Différentes questions doivent être abordées selon nous.

Premier point, la nécessité pour les Etats de renforcer leur engagement de réduction d’émissions de GES à horizon 2030 afin de limiter le réchauffement climatique à 1.5°C. Rattraper le retard est la priorité.
Selon Climate Action Tracker, presque tous les pays développés doivent renforcer leurs objectifs de réduction des émissions de GES le plus rapidement possible, et mettre en oeuvre des politiques nationales plus ambitieuses (CDN) pour atteindre leurs objectifs. Aujourd’hui, 68 pays représentant 61% des émissions mondiales de GES ont adopté un objectif de zéro émission nette mais seulement 80 pays représentant 36% des émissions mondiales de GES ont mis à jour leurs contributions nationales avec un objectif plus ambitieux selon ClimateWatch.

Si certains pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Royaume Uni et l’Union Européenne ont revu et soumis officiellement des CDN plus ambitieux, certaines grandes économies, comme l’Australie, l’Indonésie, le Mexique, le Brésil, la Russie, n’ont pas, pour l’instant, améliorer leurs ambitions climatiques.

Les pays doivent s’engager sur plus de transparence au niveau de la définition des objectifs de long terme pour gagner en crédibilité.

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